: Jean-Michel Lemonnier, bloc-notes: cinéma
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles

dimanche 10 avril 2016

"Trois mètres au-dessus du ciel", long métrage en dessous de tout : une petite page d'histoire de la civilisation du néo-capitalisme

"Trois mètres au-dessus du ciel". Année de sortie : 2010. L'histoire : Une bonne bourgeoise nommée Babi (Maria Valverde), lycéenne (établissement privé haut de gamme), qui rencontre une pseudo-racaille blanche elle aussi issue d'un milieu bourgeois, prénommée Hugo dit H (Mario Casas qui a joué le rôle d'un débile léger dans le "chef-d'oeuvre" "Hot school 1"...). Au début, Babi fait semblant de détester H mais elle est en réalité fascinée par son caractère sauvage (un jour, il a surpris sa conne de mère en train de tromper son abruti de père, le pauvre est alors traumatisé et va dès lors jouer au voyou). H, l'ange exterminateur (du producteur), "l'enfant sauvage" et babi, fille de bourgeois à l'ancienne, même niveau de vie (ou peu d'écart) mais deux genres de vie. Contradictions internes à la bourgeoisie du monde euro-américain.  Le grand amour avec  un grand H un grand A.  H avec son charisme de canette de Pepsi Cola (il doit avoir deux attitudes dans le film : celle du mec énervé mais on n'y croit pas et celle de l'amoureux transi à pleine plus convaincante) et sa bourge à peine jolie mènent une vie de parasites entre racket des parents, petite baise bourgeoise, virées entre copains (avec le gosse d'ouvrier sans études et sans fric, qui finit pas s'exploser la tête avec sa bécane, destin tragique des indésirables de la nouvelle société et de la consommation ludique, libidinale et marginale) et courses en moto...D'ailleurs tous les rites et totems du capitialisme ludique, libidinal et marginal sont présentés dans le film : de la fumette au tatouage en passant par le rock rose-bonbon, la boite de nuit et la moto...H comme Hugo et comme la drogue, réfèrence à la drogue-initiation aux pratiques du néo-capitalisme. Promotion au passage de l'incivisme des nouvelles classes moyennes et de la néo-bourgeoisie (depuis la movida espagnole post-franquiste incarnée politiquement aujourd'hui par PODEMOS, Mai 68 en France, depuis les années 60 du monde euroccidental en somme...).
Le petit-bourgeois rebelle et sa grosse...bourge
Film (très) vaguement inspiré de "L'équipée sauvage" (uniquement pour le blouson noir et la moto, le prêt-à-porter contestataire), sauf que l'autre couillon avec son physique de metrosexuel-acteur publicitaire, cadet de la bourgeoisie, n'est pas Marlon Brandon, loin s'en faut. H  tringle Babi une poignée de fois puis patratra tout déraille. Les cons de bourgeois de parents de Babi empêchent leur fille de continuer à fréquenter le bellâtre  (H est un "crustacé", petit macho de type méditerranéen, dur à l'extérieur, mou à l'intérieur). Or donc, fatiguée de la situation la mère joue alors les entremetteuses, elle présente Gustavo - un bon parti pour la famille - puis Carlos - autre bon parti - à sa fille...Babi la bourge finit donc par se marier avec un notaire (non, trop vieille société peut-être ?), un avocat d'affaire, un architecte, un dermatologue, un banquier, etc. (entourer la bonne réponse). La bourgeoisie doit assurer la survie de son espèce. Hors de question que Babi fasse sa vie avec un râté même issu de la bourgeoisie ou des classes moyennes d'argent. Trop inadapté, râté de l'éducation libérale-permissive, H vivra aux crochets de sa famille en faisant semblant de bosser. Fin de l'histoire. Il y a une suite à ce film mais elle encore plus niaise. Navets espagnols post-franquistes. Paraîtrait-il que ce film est un "remake" d'un film italien lui-même adapté d'un roman. Jamais vu, jamais lu et aucune envie de m'y intéresser. 

samedi 9 janvier 2016

Cinéma, "sciences" et narcissisme

En regardant cette espèce de navrant navet, narrant l'histoire de la création de Wikileaks par Julien Assange et son copain, je repensais à un autre gros déchet cinématographique "Will hunting" (Matt Damon). Dans les deux cas, l'histoire est fondamentalement la même : celle d'une grosse brêle mégalomaniaque, devant laquelle le monde entier s'angenouille (quelle scène que celle où le professeur supplie l'élève de lui donner le résultat de son travail : "Seigneur, prends pitié de moi, donne-moi le résultat de l'équation !"). Dans notre monde où le "narcissisme secondaire" est devenu la plus terrible des pathologies, ce genre de films ne peut que séduire ces troupeaux de millions de cons qui fantasment  leurs capacités intellectuelles réelles. On remarquera, par ailleurs, que ce ne sont jamais des ascètes en révolte contre le monde moderne, dont la vie intérieure est très riche, qui sont mis en scène au cinéma. Comment serait-ce possible de toutes façons ? Un tel mode d'être au monde est difficilement dicible et parfaitement inconciliable avec les exigences et limites du cinéma. Pour complaire au gros bourrin de spectateur, faux cynique vrai naîf,  à qui on a volé la vie - c'est le principe même du spectacle -  à une époque où la science (comme la violence) est reine, quand tout a été consumé par le feu de l'agébrisation, il faut du "crakage" de codes, des formules de maths et autres résidus d'illusions métahysiques (voir Nietzsche) mais aussi de la baston ou des démélés avec la CIA, l'équivalent de la garniture qui sert à fourrer la dinde. La "bidoche", le produit fini, est alors moins sec...

lundi 30 novembre 2015

Saraya - B.O. du film Shocker (1989)

Timeless love
Jolie ballade hard rock ou power ballad, très mélodique et très soignée, typique des années 1980, tirée la bande orignale du film fantastique Shocker sortie en 1989.

Un article de 1989 sur le groupe et la chanteuse S. Saraya

vendredi 18 septembre 2015

Europe (1983) et Lucio Fulci (1981)

Europe - Album Europe - Titre : Seven doors hotel (1983)

Le thème de ce très bon titre du groupe de hard rock (FM) Europe est directement inspiré du scénario du non moins excellent film de Lucio Fulci L'Au-delà (1981)
scène finale de L'Au-delà (capture)

J'évoque ce groupe dans ce livre : ici. Un livre dont bon nombre de pages, ultérieurement revues et corrigées, furent rédigées dès la fin des années 1990. Mon attrait pour le heavy metal remonte à la fin des années 80/et surtout au début de ces misérables années 90 durant lesquelles les goûts musicaux de l'adolescent white trash pousse-caddie se portaient, généralement, sur la pop (de Blur aux boys bands), le grunge, le néo-reggae ou le rap. J'avais donc commencé à écrire sur les musiques hard/metal et l'esotérisme bien avant que toute cette clique de savantasses de sociologues ne s'emparât du sujet...Mon refus de "parvenir" est, de toute évidence, la cause de cette tardive envie d'être publié et lu. 

Le film (et la chanson, de fait) mentionne le livre d'Eibon, une création de C. Ashton Smith, un des ouvrages composant la bibliothèque imaginaire de l'univers de H. P. Lovecraft.
Une autre très belle pièce de de ce groupe : Stormwind - Album Wings of tomorrow (1984)



mardi 8 septembre 2015

Le voyage inhabituel de Séraphim(a) (film d'animation russe)

Si on doit se fier à certains commentaires postés à la suite de cet extrait video présent sur Youtube, on se dit que le Russe moyen est, de toute évidence -ça doit se jouer à peu de choses-, aussi con que le Français de base...Mais on ne s'y fiera pas...
Il est inimaginable, par ailleurs, qu'en France un tel film (visible en ligne mais je ne donnerai pas l'adresse...), d'une part sorte en salle et d'autre part puisse recevoir le soutien financier d'un ministère de la culture. 



dimanche 16 novembre 2014

Jason et les argonautes (1963) versus 300 (2007)


Tellement plus palpitant, exaltant que ces récents peplums et autres récits mythistoriques "numérisés", destinés à des BDphiles ou hardcore gamers bloqués au stade pré-adolescent, tel le manichéen, anhistorique, propagandiste (1) et accessoirement sans scenario et dialogues véritables, "300", d'une nullité abominable avec ses personnages imberbes sortis d'une salle de musculation de banlieue....Avec ce film, Jason et les argonautes, on a, au contraire, exactement la réprésentation qu'un excellent élève de 6e ou 5e pouvait se faire des héros bien humains (pas des gros beaufs en slip moulant qui s'injectent de l'huile Synthol dans les muscles)  et créatures mythologiques dont lui parlait son professeur d'histoire...

(1) Sparte=Etats-Unis, Perse=Iran. On avait déjà relevé cette utilisation du cinéma (dans un film qui, d'ailleurs, traite, même si très différemment, le même sujet) à des fins de propagande politique (période de Guerre froide) dans The 300 Spartans-La bataille des thermopyles sorti en 1962, dont s'inpire d'ailleurs la BD "300" qui donnera plus tard naissance au fil éponyme.