: Jean-Michel Lemonnier, bloc-notes: mondialisme
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samedi 13 septembre 2014

Oui à l'indépendance de l'Ecosse, non à celle du Kosovo

Tout ce qui peut nuire à la Couronne est bon pour la France, tout ce qui peut déranger, affaiblir et hâter l'effondrement de l'anglosphère (et de l'axe anglo-germano-étasunien) est souhaitable pour la France et les peuples d'Europe.
Oui à l'indépendance de l’Écosse, non à celle du Kosovo (nation building) par exemple.

 Refuser de soutenir l'indépendance ou l'autonomie de certaines régions d'Europe au nom du refus de l'éclatement de l'Europe (Euro-balkanisation, Europe des régions, etc.) ça revient à dire, ni plus ni moins, qu'il faut (fallait) soutenir Thatcher, Albright, Merkel ou les femmes gardiennes de camps de concentrations parce que ce sont des femmes et qu'"on" est féministe ("le pouvoir aux femmes" voilà bien un slogan pour écervelé-e-s)...
...ou encore à défendre les désastreuses "politiques-idéologies" de Taubira, Belkacem, Dati ou Obama au nom de l'antiracisme, parce que des décérébré-e-s les insultent et les attaquent sur leur couleur de peau,  leur appartenance religieuse ou tout autre chose n'ayant aucun rapport avec la politique...
(pour les mal-comprenants qui lisent : je n'écris pas qu'il faut pour autant défendre les "sorties" racistes de ces lobotomisé-e-s qui doivent être évidemment condamnés, le propos est suffisamment clair j'espère mais j'insiste car plus rien ne m'étonne...).  
Le positionnement dialectique contre le catéchisme, le chantage idéologique, le dogme, qui relèvent de l'apolitisme donc de la bêtise crasse intellectuellement castratrice.
De Gaulle c'était une certaine (haute) idée de la France, une hauteur de vue géopolitique, on en est très loin avec certains néo-gaullistes qui réclament son héritage...et qui "ne voient rien" au sujet de l'Ecosse...


Crédit photo. : http://www.comece.eu/europeinfos/fr/archives/numro155/article/5333.html

dimanche 20 juillet 2014

Carte fantaisiste des nouvelles provinces françaises...



Et pourquoi pas...cette France (l'Ile de France est "partagée") serait bien moins ridicule sur le principe (mais 12 régions c'est insuffisant) que cette France "abstraite" des anti-ruralistes urbanolâtres et européistes (dans le sens d'euro-mondialistes, d'atlantistes) : France à 10 régions ou que celle-ci : France à 13 régions qui maintient l'héritage pétainiste à l'ouest...Et encore, on a échappé aux régions marketing du genre "arc Atlantique"...sans parler (excès inverse) des vieux "bolchos" névrosés, incapables qu'ils sont de penser la "tradition" autrement que sous l'angle de l'"arriération" et de la "réaction", avec leur "départementalisme" (vouloir conserver des régions historiques -provinces- ou les reconstituer, serait une forme d'anti-républicanisme car ce serait être contre les départements donc contre la République?) et  leur refus du -je cite-"partage euro-féodal de la France" (sic)...même si la grande réforme territoriale Sarkozy-Hollande qu'ils dénoncent est, il est vrai, un pas de plus vers la dissolution de l'Etat-nation. Après avoir détruit villes et campagnes, les missionnaires de l'euro-atllantisme s'en sont pris à la nation. Ces processus sont désormais suffisamment connus. Voir les propositions de l'européiste-positiviste-développementaliste, Jacques Levy, avec son "très grand bassin parisien" (voir mégapolisation parisienne) : http://www.slate.fr/story/85829/redecoupage-dix-regions et son "coup de brosse à reluire" à destination des régions aux identités fortes...Si personne ne voit la contradiction, je n'y peux rien... Sûr que qu'il doit se sentir concerné par les z'identités régionales, celui-ci...Regarder aussi les appelations : régions ouest, nord, est...et implicitement ce mépris pour l'histoire de France finalement. 

On a ici avec ces "chercheurs" qui doivent répondre à la nécessité de la mondialisation capitaliste (renforcer les métropoles, favoriser les "villes globales", soit le processus de métropolisation) à travers leurs discours et leurs participations à l'aménagement des territoires à l'échelle de la France et/ou au niveau européen, aux planifications urbaines (l'indépendance des chercheurs, leur neutralité est une farce, ces derniers ne se rêvent qu'en conseillers du prince, y compris les sympathisants "nanars-gauchistes" qui ne sont que rebelles fonctionnarisés), une volonté de finir d'achever cette rupture historique et catastrophique, qui naît (ou plutôt qui triomphe) à la révolution française, niant et méprisant les origines et spécifités des peuples de France (la campagne est vagina gentium). 

En outre, que ces géographes qui considèrent que la "campagne", le "monde rural" ("profond") n'existe plus en Europe aillent, à l'occasion, faire un tour en Europe centrale et orientale pour voir si là-bas, le processus d'urbanisation est achevé et...accepté...en ces pays où la ville reste très souvent tributaire du village...Un vaste pan du territoire européen est finalement profondément étranger à ces chercheurs. En effet, ces  positivistes n'entendent rien à la "Tradition" ou aux "traditions" aux solidarités profondes et véritables liées au don agonistique par exemple, ce qui apparaît pour ces intellectuels comme un obstacle majeur à la compréhension du "fait rural" dans les anciennes démocraties populaires et les anciennes républiques socialistes d'Eurasie...Là-bas, vivre à la campagne c'est encore très souvent  -malgré les diverses mutations passées et en cours- adhérer à une métaphysique particulière. A l'évidence (encore faut-il l'avoir cotoyé) l'homme du monde rural (qu'on peut qualifier de "profond", il existe bien évidemment un rural adapté à la logique capitaliste qui s'oppose radicalement au premier) centre-est européen n'a que faire, la plupart du temps de ce développement culturicide.  Qu'est-ce qu'un paysan autosuffisant ou un petit artisan des Maramures, par exemple,  dont la seule activité est de sculpter des objets en bois  peut en avoir à foutre d'être compétitif à l'échelle mondiale ? Quel sens cela peut-il avoir pour celui-ci qui vit dans un village presque inaccessible par une route digne de ce nom (selon les critères d'un Ouest-européen) et guère plus par un mode de transport en commun ? Or donc, il est, évidemment, totalement exclu que ces promoteurs de la globalisation heureuse, fascinés par le progrès technique (qui doit tout résoudre) et obsédés par le développement, travaillant sur "commandes" in fine (collectivités territoriales, DIACT, Union européenne..)  puissent avoir quelque chose à dire d'intéressant sur le sujet...à part les mots magiques : développement ! croissance ! compétitivité ! Le discours libéral et ethnocidaire incantatoire habituel...

vendredi 28 février 2014

Victoire euro-atlantiste en Ukraine ?! Pas si sûr...


Il serait bien prématuré de présenter des conclusions définitives sur la situation en Ukraine. Cependant, à suivre le déroulement des événements de ces derniers mois jusqu'à  ce jour, nous avons au moins la confirmation d'un certain nombre de faits sur la nature profonde de l'Union européenne et des Etats-Unis de fait (mais c'est loin d'être une révélation) ET des objectifs de ces derniers en Ukraine.  Ensuite, on ne peut qu'élaborer des scénarios. Le premier, s'il venait à devenir réalité, verrait le recul de l'influence de la Russie en Ukraine, ce qui ne serait guère à l'avantage des Européens de l'Ouest et de l'Ukraine (chantage économique). Le second part du principe que la Russie ne laissera pas les factions séditieuses de l'Etranger étasunoccidentales prendre le contrôle total de l'Ukraine. La "stratégie mondialiste" anti-russe échouerait alors lamentablement


I- Ce qui est désormais certain (ou confirmé)

- L'Union Européenne est bien une structure fantoche,  pseudo-démocratique et pseudo-humaniste téléguidée par Washington. Les "démocrates" euroétasuniens s'accommodent, en effet, fort bien avec la pire racaille nazie, antisémite quand cela arrange leurs affaires. "Sieg heil salutes and the Nazi Wolfsangel symbol have become an increasingly common site in Maidan Square, and neo-Nazi forces have established “autonomous zones” in and around Kiev." Et ces groupes ou sympathisants nazis constitueraient près de 30% de l'ensemble des protestataires d'Euromaidan (A). Nous pouvons en conclure que cette lutte à l'interne contre l'antisémitisme et les partis souverainistes (même groupusculaires et de gauche), en France par exemple, ne sont que des postures visant à discréditer toute idée d'émancipation vis-à-vis de la tutelle atlanto-germano-bruxelloise.
-Les Etats-Unis -"plus grande démocratie du monde"- soutiennent les coups d'Etat et le terrorisme qu'il soit de nature fasciste (Ukraine) ou islamiste (Tchétchénie...avec l'aide des Saoudiens). Et à ce propos, nos humanistes larmoyants traitant Poutine de "tyran" ou de "dictateur" se taisent...
-La "conquête de l'Est" par les Allemands est une vieille histoire et qui n'est toujours pas terminée. La construction européenne ne serait qu'une revanche du IIIe Reich, par procuration...Soulignons aussi que la construction européenne, présentée par ses défenseurs comme remède aux "nationalismes exacerbés" (du catéchisme pour benêts) s'est largement compromise avec "l'idéal fasciste" (l'Europe aryenne d'Hitler, voire la timide dénazification de l'administration allemande après-guerre)...
-Les Etasuniens, les Allemands, les Polonais (on parle des gouvernements ici), les nationalistes et les néo-nazis ukrainiens communient dans une même haine anti-russes (B) Pour ces pantins néo-nazis de l'impérialisme euroccidental, le peuple russe est impur car  il contient des éléments "asiatiques"
.

II- La situation à ce jour en Ukraine dévoile encore un peu mieux le complot euro-étasunien et de 
la "Banque" ayant engendré cette nouvelle (contre-)"révolution"

- Arsenyi Yatsenyuk, membre du "parti Orange" de la corrompue Iulia Timochenko et ancien ministre (2005-2007) et ancien employé de Goldman Sachs a été nommé premier ministre de l'Ukraine.
-John Kerry a promis un milliard de dollars à l'Ukraine par le biais des institutions financières habituelles. Le "sauvetage" de l'Ukraine par la mise sous tutelle de l'Ukraine par le F.M.I. et la Finance. La ruine du pays suivra pourtant même avec cet argent (une "carotte"), à n'en pas douter...
-Outre les catholiques, et gréco-catholiques nationalistes ukrainiens, la minorité Tatare de Crimée (10% de la population péninsulaire) est utilisée par l'union des "complotistes" de l'intérieur et de l'extérieur pour s'opposer à la populations russe (60% de la population criméenne) de la région. Les oligarques euro-atlantistes pratiquent là un de leurs jeux préférés : manipuler et opposer les différents groupes ethniques et/ou religieux au sein des Etats constitués. (voir les guerres yougoslaves des années 1990)


III- Ce qui pourrait survenir en cas de non-réaction de la Russie ( peu probable ?)

Si les forces russophiles et démocratiques de la partie Est et Sud-Est de l'Ukraine et la Russie ne réagissent pas à ce coup d'Etat. Si une coalition (sans doute hétéroclite-> union nationale : des libéraux aux éléments nationalistes et fascistes (C) ) anti-Russes s'installe durablement à Kiev, parmi les conséquences on peut craindre :
-La perte catastrophique pour la Russie de la Crimée, des bases navales de la mer Noire de la Flotte de la Fédération de Russie. Par suite, la mise en place de bases de l'OTAN dans cette zone. La Flotte de la mer Noire est basée dans le port de Sébastopol qui appartient en partie à la Russie (14 000 militaires et 380 bâtiments de guerre). Mais on voit mal les Russes déguerpir avec leurs sous-marins sous le bras. De toutes façons, il existe un accord entre l'Ukraine et la Russie concernant la gestion d'une partie du port de Sébastopol...Les Russes sont, en réalité, chez eux à Sébastopol, mais, sait-on jamais...
-La création de centres de formation pour les terroristes (la Crimée a déjà son lot d'islamistes) basés en Ukraine et financés par l'administration étasunienne, l'Arabie Saoudite et les Emirats pour gangréner un peu plus le Caucase et  le bassin de la Volga, donc la Russie...   
-Un naufrage économique de l'Ukraine déjà lourdement endettée et en quasi-faillite. La Russie refusant désormais de venir en aide à Kiev suite au changement de gouvernement (seul 3 des 15 milliards de dollars d'aides prévus avant la crise ont été versés). Développement exponentielle de "mafias", malgré l'intervention d'un F.M.I. (cf. partie 2) qui a "fait ses preuves" en Grèce par exemple...
Un scénario à la "yougoslave" en somme :  une Ukraine toujours divisée socialement, ethniquement et sur l'appartenance religieuse. A la faveur du chaos déjà réel dans l'ouest du pays,  une épuration ethnique et l' élimination physique des populations russophones dans l'est et le sud de l'Ukraine, provoquant des déplacements massifs de populations. Soit une ukrainisation forcée de la partie orientale et sud du pays. La destruction progressive de toute empreinte de la religion chrétienne orthodoxe en Ukraine orientale notamment. Autrement dit : la guerre.


IV- Ce qui pourrait arriver si la Russie réagit en coordination avec les forces légalistes pro-russes

-Prise de pouvoir en Crimée (République autonome d'Ukraine) par les forces d'auto-défense pro-Russes (les Russes y sont majoritaires). Ce jeudi 27 février 2014, le parlement a un nouveau président pro-russe du parti des Régions de Ianoukovitch. Le drapeau russe flotte sur le parlement de Crimée à Simferopol. Le parlement s'est réuni le 27 février pour fixer la date d'un référendum à propos du statut de la Crimée. Et le pouvoir central provisoire de Kiev ne semble, donc, pas maîtriser la situation dans la péninsule à ce jour. La population pro-russe s'organise de manière autonome et défie le pouvoir central. Plus qu'une autonomie accrue de la péninsule, va-t-on vers une sécession de celle-ci avec le reste de l'Ukraine ?
-La Russie et les Ukrainiens(-Russes) hostiles aux formations qui souhaitent diriger l'Ukraine s'accordent donc  pour sauver la Crimée des mains du nouveau pouvoir à Kiev. Intervention directe de l'armée russe pour protéger la zone (Sébastopol...). Dans ce cas, il est à peu près certain que ni les Etatsuniens ni l'Union européenne ne se permettront de contrer militairement la Russie ; une troisième guerre mondiale étant quasiment assurée dans le cas contraire. Mais, déjà ces insupportables donneurs de leçons américains mettent en garde, sans aucune honte : "Toute intervention militaire qui violerait la souveraineté, l'intégrité territoriale de l'Ukraine, serait une grave erreur" (John Kerry, février 2014). Alors que ce sont les Etats-Unis qui sont largement impliqués dans ce coup d'Etat en Ukraine...
-Des mouvements de troupes russes à l'ouest et au centre de la Russie sont, par ailleurs, en cours (27/02). Cela n'a rien d'exceptionnel. Mais dans ce contexte de crise, ce qui s'apparente pour l'instant à une démonstration de force, mènera-t-il à une invasion d'une partie du territoire ukrainien par l'armée russe (autant dire entrée en guerre contre l'Ukraine et les forces de l'OTAN). Mais, sans doute, que la dramatisation n'est pas de mise ?!...
-A court terme : création de deux entités. La première : L'Ukraine ukrainienne de l'Ouest formée sur la base d'une légitimité vaguement historique (influence lituano-polonaise), la seconde passerait définitivement sous protection russe, sous la forme d'un Etat indépendant pro-russe (ou annexion-> peu probable) qui correspondrait donc à la partie est et sud-est du pays. Concernant, la deuxième entité territoriale, peut-être correspondrait-elle uniquement à l'actuelle Crimée. 
-Sur le moyen à long terme : Indirectement, les fauteurs de guerres euro-atlantistes et leurs pantins "orange" et  néo-nazis pourraient donner corps à une grande Russie : la partie orientale (et sud-est) ukrainienne rattachée à la Russie permettrait de faire la jonction jusqu'à la Transnistrie pro-Russe. Renforcement de l'axe ou de la ligne de front eurasiste : Moscou-Minsk-Simferopol-Tiraspol.
La  Russie serait alors plus forte que jamais depuis la dislocation de l'Union soviétique. Cela constituerait un véritable camouflet pour les forces impérialistes euroccidentales. On peut même imaginer que la création cette nouvelle fédération russe (tout au moins cette union pan-russe) porterait un coup d'arrêt aux manipulations eurotanesques en Europe centrale et orientale et à la stratégie d'encerclement de la Russie.







Carte front pionnier eurasien/eurasiatique, février 2014. Le front pionnier de l’Eurasie à la date du 27 février 2014 

En conclusion : Nous avons confirmation que la véritable Europe se trouve bien plus à Moscou qu'à Bruxelles. La "Troisième Rome" est un des centres de cette Europe charnelle et spirituelle (comme peut l'être la Roumanie malheureusement bien trop russophobe et fascinée par "l'Amérique") aux antipodes de cette Europe américaine pilotée par les techno-gestionnaires bruxellois aux ordres des guerriers de Washington aux mains pleines de sang. Les nations d'Europe occidentale autant que celles des ex-démocraties populaires n'ont rien à gagner à rester sous la domination matérialiste impéraliste molocho-mammonite actuelle....
Enfin, être dans le "camp russe" (puisqu'il faut désormais raisonner en ces termes et sans donner de blanc-seing à Poutine) c'est s'opposer aux "marchands", c'est se positionner pour une Europe des nations souveraines qui veulent rompre leurs chaines imposées par leurs maîtres banquiers et européotanesques.

(A) source : Blumenthal (M.) "Is the US backing neo-nazis in Ukraine?", 24/02/2014,  http://www.alternet.org/tea-party-and-right/us-backing-neo-nazis-ukraine)
 (B) On signalera également, encore une fois, la bêtise crasse de certains nationalistes européens, notamment Français, qui ont applaudi au déboulonnage des statues de Lénine en Ukraine (ce vieux fond anti-communiste pathologique) par les insurgés anti-Ianoukovitch. Ces "natios" toujours à s'extasier devant n'importe quels ahuris sous prétexte qu'ils défient l'Union européenne (Aube Dorée en Grèce, le Jobbik ou l'irrédentiste Orban en Hongrie...) et qui appellent à "l'union de patriotes européens" sans même se poser la question si ces "patriotes" (au passage le terme patriote n'appartient sûrement pas à ces formations clairement néo-fascistes ou néo-nazies) partagent les mêmes intérêts.
 En effet, à titre d'exemple Orban et le Jobbik réclament les territoires perdus par la Hongrie, notamment la Transylvanie et s'opposent par incidence aux mouvements nationalistes roumains (Parti de la Grande Roumanie, Noua Dreapta/Nouvelle Droite) qui portent une haine atavique à l'égard des Magyars de "l'intérieur" et de "l'extérieur". Pareillement, quelle entente possible entre les néo-oustachis croates, les partisans d'une Grande Albanie incluant le Kosovo et les nationalistes serbes ?
Il n'y a évidemment pas de possibilité d'union de TOUS les "patriotes", ou alors de manière tout à fait ponctuelle. Dans tous les cas, cette "union des patriotes européens" ne peut se faire qu'une fois débarrassée de ses stupides éléments racistes et irrédentistes et devrait nécessairement être un "front" créé sur  une base socialiste et religieuse (le projet communiste athée, plus grand monde n'en veut d'ailleurs) et non crétinement ethnique. Il faudrait aller vers la construction d'une "théologie de la libération européenne ou eurasiatique" en somme...
(C) Les libéraux finiront-ils par marginaliser, au moins, les éléments extrémistes qui ont participé au coup d'Etat ? Rien n'est moins sûr...